Faire un road-trip en Israël et Palestine

Il y a quelques mois, nous décidions de profiter de notre dizaine de jours de congés pour faire un road-trip en Israël et Palestine. Pourquoi ? L’envie d’en savoir plus sur cette région du monde et surtout, de déconstruire tout ce dont on avait entendu parler dans les médias. Rien de plus efficace que de se rendre directement sur place pour se faire une idée, pas vrai ? Venez, je vous raconte !

Le choix de l’itinéraire

Lorsque l’on souhaite faire un road-trip d’une dizaine de jours, il faut trouver le juste équilibre entre voir le plus de chose possible et ne pas passer des journées entières dans la voiture. 

Arrivant et repartant à Tel-Aviv, l’objectif était de réaliser une boucle. En se renseignant sur les trajets possibles à faire en voiture de location, vous devinez vite par où vous pourrez passer. Oui, car quand vous décidez de rouler en Israël et Palestine, il y a des zones où, soit vous ne pourrez pas accéder avec une voiture de location, soit vous devrez passer des check points. Notre périple commença donc à Tel-Aviv, pour ensuite rejoindre le nord du pays, redescendre vers la mer morte et terminer par Jérusalem, Ramallah et Bethléem. 

Il y a évidemment d’autres itinéraires possibles et tout dépend de ce que vous souhaitez voir en priorité. De notre côté, il était impensable de ne pas se rendre dans les territoires palestiniens. Et avec du recul, on aurait aimé les visiter encore plus que ce que nous avons pu faire. Une prochaine fois ! 😉

Tel-Aviv, l’occidentale

Avant de visiter Tel-Aviv, sachez que vous passerez du temps à l’aéroport Ben-Gourion ! Les mesures de contrôle sont assez strictes. Chaque voyageur, lorsqu’il est amené à présenter son passeport, est interrogé sur ses intentions pendant son voyage : qu’allez-vous visiter ? Combien de temps restez-vous ? Pourquoi venir ici ? Irez-vous en Palestine ?

Si vous avez une correspondance à prendre, prévoyez très large !

Nous sommes restés deux jours à Tel-Aviv. Avec ce peu de temps, la décision était prise de longer la plage pour profiter de la vue et de déambuler au hasard dans les quartiers de la ville. Rien de tel que de marcher pour découvrir une ville, n’est-ce pas ? C’est comme cela qu’on a découvert le marché du carmel en passant par le quartier yéménite. Idéal pour faire une pause déjeuner !

J’ai été surprise du côté très occidental de Tel-Aviv avec ses tours, ses quartiers branchés voire avant-gardistes, ses bars et sa vie nocturne. Autant vous dire que le contraste est saisissant avec Jérusalem, l’autre grande ville du pays !

Le second jour était réservé à la découverte de Jaffa. C’est le nom donné à la partie la plus ancienne de Tel-Aviv. Elle est située au sud de celle-ci et c’est ici qu’on découvre les origines arabes. Le quartier historique abrite un marché aux puces et une tour de l’horloge ressemblant à une version miniature du Big Ben. C’est la partie historique et elle offre des vues incroyables sur la Méditerranée.

Césarée et Haïfa

Après nos deux nuits passées à Tel-Aviv en airbnb, nous avons pris la route direction Haïfa au nord du pays. À mi-chemin, nous nous sommes arrêtés à Césarée où il est possible de visiter les ruines du port d’Hérode. Césarée était un port antique rivalisant autrefois avec celui de Carthage. Ce sont des fouilles archéologiques réalisées dans les années 1950 qui ont permis de retrouver des vestiges impressionnants en bord de mer ! Il y a même un amphithéâtre bien conservé !

La visite du parc national coûte 39 NIS, soit environ 10 €.

À Haïfa, nous avons visité les jardins Bahaïs. Nous n’avons pas payé la visite, car nous ne sommes pas arrivés à temps. Mais, même sans payer, il est quand même possible d’accéder à une terrasse supérieure offrant une vue incroyable sur toute la ville ! Les jardins Bahaïs sont des jardins à la française, très travaillés, avec une symétrie parfaite et de jolies fontaines !

Nazareth & route vers la mer morte

J’avais tellement hâte de mettre un pied à Nazareth ! Cela fait partie de ces noms de villes dont tout le monde a entendu parler et qui intrigue. Vous savez, l’histoire de l’ange Gabriel et de Marie ? 
Il est possible de visiter la grotte où il est apparu. Elle est située dans la basilique de l’Annonciation. Vous pouvez la visiter gratuitement, mais sachez que vous ne verrez pas grand-chose de la grotte tellement elle est protégée.

C’est bien ici que nous avons eu le plus chaud. Une nuit à 39 degrés, c’était quelque chose ! Mais c’est aussi ici qu’on a le mieux mangé de tout le séjour ! Je vous conseille le restaurant Tishreen. Le personnel est adorable et les plats sont un délice !

Le lendemain, nous avons repris la route direction la mer morte, et plus précisément Kalia Beach. En voiture, le trajet dure un peu moins de 2 heures et vous empruntez la route 90 qui longe la frontière jordanienne. La vue est vraiment incroyable, à tel point que nous nous sommes arrêtés plusieurs fois prendre des photos. Autre avantage de cette route : aucun check-point !

La mer morte, Massada et Ein Gedi

Bon, autant dire que l’expérience de se baigner dans la mer morte est unique en son genre. Flotter sans rien faire (et sans bouée évidemment) est assez dingue comme sensation ! 

Nous sommes allés à Kalia Beach. Les plages de la mer morte sont privées. Les accès sont donc payants. L’entrée coûte une dizaine d’euros. Sur place, il y a des restaurants, des boutiques de souvenirs, de cosmétiques et des vestiaires. Vous pouvez prendre un bain de boue dans la mer la plus basse de la Terre (430 mètres sous le niveau de la mer). Quand je vous dis que c’est une expérience unique ! 😉

Dans cette région du pays, vous pouvez aussi vous rendre à Ein Gedi. C’est une réserve naturelle avec des cascades, des bassins d’eau douce et une végétation incroyable. En fait, elle réunit deux canyons, celui de Wadi David et celui de Wadi Arugot. Si vous avez besoin d’un moment pour vous rafraîchir, courez-y ! Nous avons adoré cet endroit !

Autre lieu incontournable à visiter : Massada ! L’ancienne cité est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. En vous rendant au parc national, vous aurez accès au site archéologique pour 28 NIS, soit un peu plus de 7 €. Puis, il vous faudra prendre un téléphérique pour accéder au site qui se trouve en altitude. Le téléphérique est aussi payant. Là-haut, vous découvrirez notamment les vestiges d’un ancien palais construit par Hérode et d’anciens camps romains. Prévoyez une gourde, car il y a des sources d’eau potable disponibles. 😉

Jérusalem, l’historique

Étape obligée : Jérusalem. Il était impensable de ne pas s’y arrêter.
La vieille ville est encerclée par des fortifications. C’est en son sein que se trouvent notamment le mur des Lamentations, la tour de David et le dôme du Rocher. Les cultures et les religions s’y mélangent.
En traversant les souks, nous sommes arrivés au mur des Lamentations. C’était un samedi, jour du shabbat. Des milliers de personnes priaient, les hommes séparés des femmes. Un moment suspendu dans le temps. 

Pour avoir le temps de visiter l’ensemble du Mont du Temple, je vous conseille au moins deux jours. Et vérifiez bien les horaires d’ouverture pour réussir à tout combiner. 

Afin de profiter de la vue sur le dôme du Rocher, nous avons grimpé jusqu’au mont des oliviers. L’ascension à pied, en pleine chaleur, est assez sportive, mais la vue en vaut la peine. 😊

Ramallah

Ramallah est la capitale des territoires palestiniens. Sachant qu’il y a un check-point pour s’y rendre, nous avons choisi de prendre un bus depuis Jérusalem. Seulement 10 km les séparent. Pour info, sachez qu’il y a des bus pour les Palestiniens et des bus dédiés aux Israéliens…

Nous avions pris un guide sur place pour nous faire visiter la ville. Il était important de prendre le temps de discuter avec un Palestinien. Il fallait qu’on soit mieux informés. Notre guide a répondu à toutes nos questions, sans jugement,, nous a partagé beaucoup de choses de son quotidien. Il nous a ouvert les yeux. Vous pouvez le contacter ici.

Ramallah n’a rien à voir avec Jérusalem pourtant si proche. C’est une ville cosmopolite, dynamique, et les gens y sont adorables. Loin de l’image que les médias transmettent !

Bethléem et le mur de Banksy

Vous pouvez aussi bien visiter les lieux saints de Bethléem ou traquer les œuvres de l’artiste Banksy (ou les deux !).

Nous avons choisi de nous attarder sur la deuxième option. Banksy est un artiste anonyme connu pour son street-art. La plupart du temps, ses œuvres ont pour objectif de mettre en lumière des situations sociales qui ne devraient plus exister.

Sur le mur de West Bank, qui sépare Bethléem de Jérusalem, vous trouverez de nombreux graffitis qu’il a réalisés. Des artistes locaux y ont aussi contribué en le complétant de leurs propres œuvres.

Le résultat est beau. Juste beau. Et pourtant, transformer un mur de séparation en quelque chose d’artistique n’est pas une mince affaire. Les messages affichés sont pacifistes, avec parfois une pointe d’humour, d’irrévérence et surtout beaucoup de talent.

Banksy a aussi ouvert un hôtel nommé le Walled Off Hotel situé face au mur. L’intérieur de l’hôtel est surréaliste, très élégant et moderne. Si jamais vous cherchez où passer la nuit… 😉

C’est sur cette note pacifiste que s’achève cet article. C’était un voyage incroyable tant on a appris, tant on a rencontré des gens adorables, tant l’histoire est pesante et l’actualité oppressante. Si vous partez là-bas, ou même ailleurs, n’évitez rien, découvrez tout, et apprenez par vous-même ! 

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